Une analyse récente de RaboResearch souligne la transformation de la protection biologique des cultures, qui passe d’un segment de niche à un pilier structurel de l’agriculture européenne. Les secteurs les plus prometteurs pour ces solutions incluent les fruits, les légumes, les vignobles, les cultures sous serre et les pommes de terre. Cependant, leur adoption reste limitée pour les céréales et les oléagineux, notamment en raison des défis liés au désherbage biologique. L’avenir réside dans la gestion intégrée des ravageurs (GIR), combinant approches biologiques, chimiques, agronomiques et numériques, plutôt que dans un simple remplacement des produits conventionnels. Marite Gailite, experte lettone, confirme l’efficacité supérieure des organismes auxiliaires par rapport aux insecticides chimiques, à condition que leur déploiement soit optimisé, potentiellement via des drones pour les grandes cultures. Elle met en garde contre la difficulté d’accès à certains produits biologiques et insiste sur le fait que le caractère « biologique » ne garantit pas l’innocuité environnementale, appelant à des évaluations rigoureuses des risques écologiques. La crédibilité du marché dépendra de la transparence des allégations et de la performance économique et pratique des produits, loin des promesses excessives. Cette évolution est cruciale pour les agriculteurs et exportateurs marocains visant les marchés européens.
10 septembre 2026
Revue de Presse Agricole — 10/09/2026
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